Echo orthodoxe

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vendredi 20 avril 2007

Le Monastère de Bose (Italie) annonce le XVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe: "Le Christ transfiguré dans la tradition des Églises orthodoxes" - Bose, 16 - 19 septembre 2007

Le Monastère de Bose (Italie) annonce le XVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe: "Le Christ transfiguré dans la tradition des Églises orthodoxes" - Bose, 16 - 19 septembre 2007

Informations générales

TransfigurationLe XVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe, Bose (Italie), 16-19 septembre 2007, portera sur le thème "Le Christ transfiguré dans la tradition des Églises orthodoxes".

Les arrivées des participants sont prévues le samedi 15 septembre 2007.

Le Colloque commencera dimanche 16 septembre à 9h30, et se terminera mercredi 19 septembre 2007.

L'accueil sera assuré au Monastère et auprès de structures proches de Bose, pour lesquelles un service de transport journalier sera organisé.

Pour l'inscription au Colloque, il est nécessaire de téléphoner et d'envoyer ensuite la fiche d'inscription au Secrétariat, avant le 31 août 2007.

Le secrétariat est à disposition pour toute information ultérieure.

Secrétariat des Colloques
Monastère de Bose
I-13887 Magnano (BI)
Tel. +39 015.679.185
Fax +39 015.679.294
e-mail: convegni@monasterodibose.it

Présentation générale

La Transfiguration du Christ, gage de la divinisation de l'homme, est au cœur de la spiritualité de l'Orient chrétien: la nuée de la présence de Dieu, la Shekina, entoure tous ceux qui cherchent la face du Seigneur. Le mystère de la transfiguration a profondément interrogé la réflexion des Pères et la créativité des saints moines, hymnographes et iconographes à Byzance et sur le Mont-Athos, au Sinaï et en Palestine, dans les terres d'Europe orientale et dans la sainte Russie.

Le XVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe entend mettre en lumière l'intime communion et la pluralité enrichissante des trésors spirituels des Églises, en approfondissant la Transfiguration dans ses aspects bibliques, spirituels, liturgiques, théologiques et anthropologiques, et en interpellant l’ensemble de la tradition spirituelle orthodoxe, dans l'harmonie de ses voix, sans négliger l'apport de la tradition monastique latine.

Comité scientifique: Enzo Bianchi (Bose), Lino Breda (Bose), Sabino Chialà (Bose), Nina Kauchtschischwili (Bergame), Hervé Legrand (Paris), Adalberto Mainardi (Bose), Antonio Rigo (Venise), Michel Van Parys (Chevetogne).

Le programme du Congrès

Premier jour: Dimanche 16 septembre 2007

Matin - 9h30

Ouverture

L’Évangile de la Transfiguration: exégèse biblico-spirituelle
ENZO BIANCHI, Prieur de Bose

Après-midi - 16h00

La Transfiguration du Christ dans la liturgie et l'iconographie byzantines
KONSTANTINOS KARAISARIDIS, Athènes

De l’Horeb au Tabor: le Christ transfiguré dans l'homilétique byzantine
MICHEL VAN PARYS, Chevetogne

L’interprétation de la Transfiguration dans la tradition exégétique et homilétique russe
ALEKSANDER V. SOROKIN, Saint Pétersbourg

Lundi 17 septembre 2007

Matin - 9h00

La Transfiguration chez Jean Damascène
RAMY WANNOUS, Balamand

Le Christ transfiguré dans les écrits de Guigues II le Chartreux
ANDRÉ LOUF, Mont-des-Cats

La Transfiguration chez Grégoire le Sinaïte, chez les auteurs spirituels qui l'ont précédé et ses contemporains
ANTONIO RIGO, Venise

Après-midi - 16h00

L’expérience de la lumière divine chez Syméon le Nouveau Théologien
+ ILARION ALFEEV, Vienne

La doctrine de Grégoire Palamas sur la vision de la Lumière divine et la spiritualité athonite contemporaine
IOANNIS POLEMIS, Athènes

Mardi 18 septembre 2007

Matin - 9h00

Séraphin de Sarov et la Transfiguration dans la pensée théologique russe
SERGIJ GOVORUN, Moscou

La Transfiguration du Christ chez Pierre le Vénérable
FOTIOS IOANNIDIS, Thessalonique

Le Christ transfiguré et la vie monastique chez Ignace Briantchaninov
SERAFIM BELONOŽKO, Minsk

Après-midi - 16h00

La lumière de la Transfiguration dans l'iconographie byzantine
STAMATIS SKLIRIS, Athènes

L'iconographie russe de la Transfiguration: quelques particularités
ENGELINA S. SMIRNOVA, Moscou

Mercredi 19 septembre 2007

Matin - 9h00

Nicolas Velimirović, témoin de la Transfiguration
+ IRINEI BOULOVIĆ, Novi Sad

“J'ai vu le Christ vivant”. L’expérience de la Transfiguration chez Silhouane l'Athonite
SERGEJ XORUZIJ, Moscou

Spiritualité et Transfiguration dans la théologie orthodoxe: Dumitru Staniloae
IUSTIN MARCHIS, Bucarest

Après-midi - 16h00

La signification de la Transfiguration dans le monde contemporain
+ KALLISTOS WARE, Oxford

Conclusions

boseMonastère de Bose

Dimanche 22 avril 2007 : dimanche des Myrrhophores et de saint Joseph d'Arimathie

Dimanche 22 avril 2007 : dimanche des Myrrhophores et de saint Joseph d’Arimathie

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

Antiennes de Pâques (comme dimanche dernier et jusqu’à la clôture de Pâques)

Isodikon de Pâques : Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël !

Tropaire de la Résurrection (ton 2)

Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, tous les anges dans les cieux se mirent à chanter: Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !

Tropaire des Myrrhophores (ton 2)

Le noble Joseph, lorsque de la Croix il eut descendu ton corps immaculé, l’enveloppa d’un blanc linceul et l’embauma de précieux parfums ; et pour sa sépulture il le déposa dans un tombeau tout neuf ; mais le troisième jour Tu es ressuscité, Seigneur, accordant au monde la grâce du salut !

Gloire...

Kondakion des Myrrhophores (ton 2)

Ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir, Tu as fait cesser les pleurs d’Eve, la première aïeule, par ta Résurrection, ô Christ notre Dieu. Aux apôtres Tu donnas l’ordre de proclamer: « Le Sauveur est sorti du tombeau ! »

Et maintenant…

Kondakion (ton 8)

Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, Tu as brisé la puissance de l’enfer. Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir, visitant tes apôtres et leur donnant la paix, Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !

Prokimenon (ton 2)

Le Seigneur est ma force et mon chant, et Il s’est fait mon salut.

V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître

Actes des apôtres 6, 1-7

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque murmuraient contre ceux de langue hébraïque, disant que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et leur dirent : « Il n’est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes qui aient l’estime de tous, qui soient remplis de sagesse et de l’Esprit saint, et nous les chargerons de cet emploi. Quant à nous, c’est à la prière et au service de la parole que nous resterons attachés. Cette proposition fut agréée de tout le monde, et c’est ainsi que furent choisis Etienne, cet homme rempli de foi et de l’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un prosélyte d’Antioche. On les présenta aux apôtres qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. Et la parole du Seigneur se développait, les disciples devenaient de plus en plus nombreux à Jérusalem, un grand nombre de prêtres adhérait à la foi.

Alléluia (ton 2)

Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège !

V : Seigneur, sauve le Roi et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile

Marc 15, 43 à 16, 8

En ce temps-là, la veille du sabbat, arriva Joseph d’Arimathie, membre éminent du conseil, et qui, lui aussi, attendait le règne de Dieu. Il entra courageusement chez Pilate pour réclamer le corps de Jésus. Pilate s’étonna que Jésus fût déjà mort. Il convoqua le centurion et lui demanda s’Il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il accorda le corps à Joseph. Ayant acheté un linceul, celui-ci descendit Jésus, l’enroula dans le linceul, le déposa dans un tombeau creusé dans le roc et roula une pierre à l’entrée du tombeau. Marie de Magdala et Marie, mère de Joseph, regardaient où on avait déposé le corps de Jésus.

Le sabbat passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller embaumer Jésus. De grand matin, le premier jour du sabbat, elles vinrent au tombeau ; le soleil était déjà levé. Elles se disaient entre elles : « Qui roulera pour nous la pierre de l’entrée du tombeau ? » Levant les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée ; pourtant elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme revêtu d’un vêtement blanc et elles furent très effrayées. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ; vous cherchez Jésus, le Nazaréen, le crucifié ; Il a été ressuscité ; Il n’est pas ici, voici l’endroit où on l’avait déposé. Mais allez ; dites à ses disciples et à Pierre qu’Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez comme Il vous l’a dit. » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, car elles étaient tremblantes et stupéfaites ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce…

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)

Tropaire pascal au lieu de Nous avons vu la lumière… et après Gloire à toi, Christ notre Dieu…

Catéchèse

Marie Madeleine
  1. Insister sur l’unité du corps ecclésial : unité de foi, de mode de vie, de vision de la vie et de la mort, de célébration du Ressuscité ! Hommes et femmes ensemble témoignent de la Résurrection dans l’Eglise et dans le monde. Les Myrrhophores (la Mère de Dieu en tête, selon saint Grégoire Palamas) sont des personnes apostoliques, Marie-Madeleine est appelée « Egale-aux-apôtres ».
  2. Unité dans la cohérence entre la foi et les œuvres : donner sa vie pour la vraie foi, la mettre en harmonie avec elle, c’est ce qui rend les chrétiens crédibles pour les incroyants.

Prières en temps d’élections

(on peut les ajouter à la litanie triple, ou à toute autre prière)

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Maître et Souverain des créatures visibles et invisibles, Toi à qui tout pouvoir fut remis au ciel et sur la terre, Toi qui as été fait citoyen de ce monde, Roi des nations et Roi de la paix, Roi crucifié et ressuscité, accorde à nos gouvernants, à ceux qui préparent les élections, à ceux qui s’y présentent et à notre pays tout entier, un esprit de paix, de justice et de service, nous t’en prions, écoute-nous et fais-nous miséricorde !

Nous te prions encore pour nous-mêmes que, par le saint baptême et l’onction chrismale, Tu as rendus membres de ton peuple sacerdotal, prophétique et royal. En ce temps d’élections, gratifie-nous, nous que Tu as envoyés dans ton monde annoncer ta résurrection, d’un esprit de discernement, de non-jugement et de sagesse ; accorde-nous la grâce d’agir et de parler selon ton saint Evangile afin que soit faite ta divine volonté ; inspire-nous pour le bien de ton Eglise, de notre pays et de ton monde entier, nous t’en prions, écoute-nous et fais-nous miséricorde !

Car à toi appartiennent la royauté, la puissance et la gloire, avec ton Père coéternel et l’Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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vendredi 6 avril 2007

Métropolite Joseph - lettre pastorale, Pâques 2007

Le Métropolite Joseph

LETTRE PASTORALE

POUR LES SAINTES FETES DE PAQUES

2 0 0 7

à tout le clergé, aux moines et au peuple orthodoxe de toute la Métropole

Révérends Pères,

Chers fidèles,

La nuit où nous recevons l’annonce de la Résurrection du Christ nous trouve à nouveau réunis autour de l’Eglise. Nous sommes au pied de la Croix restée sans Celui qu’elle retenait dans une souffrance injuste, à l’ombre du tombeau vide, qui prétendait retenir pour toujours dans la mort le Donateur de vie! La Nouvelle portée par l’Ange d’abord à la Vierge Marie, la Mère de Dieu: « réjouis-toi, Vierge pure, car ton Fils est ressuscité le troisième jour du tombeau », nous est apportée aussi en ce jour, une nouvelle qui nous libère, qui illumine notre âme, qui nous remplit de joie devant le tombeau vide!

Sur le chemin béni du Grand Carême, nous avons pris l’habitude de regarder avec plus d’attention la Croix du Christ. En ce temps, nous avons essayé plus que d’habitude de la recevoir et de la comprendre comme étant aussi notre Croix, que le Christ porte aussi pour nous et pour le monde entier, la lourde Croix de notre vie.

La Croix du Christ est enracinée dans le cœur du monde comme un nouvel Arbre de Vie, sur lequel le Christ Lui-même devient fruit, mais aussi Arbre de vie en même temps, le médicament ou la « plante médicinale » qui nous assure, à nous qui voulons être guéris de la mort, la vie éternelle (St. Hyppolite de Rome, Homélies Pascales I, SC 27, Paris 2003). Cela nous fait comprendre que l’arbre de la connaissance du bien et du mal du Paradis n’était que la figure de l’arbre qui allait venir, la Croix du Christ, avec la vraie connaissance de Dieu par Son Fils. Car de Sa propre vie, le Christ – Arbre de vie, nous nourrit et nous abreuve, comme il est dit dans les Psaumes sur l’homme qui enracine sa vie dans le Seigneur: « Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne flétrit point : tout ce qu’il fait lui réussit. Il n’en est pas ainsi des méchants : ils sont comme la paille que le vent dissipe … » (Ps 1, 3-4). Dans le fruit du nouvel Arbre de vie nous trouvons la nourriture forte, qui nous fait grandir dans le Royaume et échapper à la peur de la mort qui nous tient en esclavage, nourriture par laquelle se sont accomplis et s’accomplissent le pardon et la victoire sur notre péché. Dans la figure du Pain et du Vin Il nous donne Son propre Corps et Son propre Sang comme fruit de la Croix, de Sa Mort et de Sa Résurrection, afin que nous puissions venir sans cesse à la vie, nous pécheurs. Nous recevons la Nourriture forte afin de pouvoir grandir jusqu’à la connaissance parfaite du Christ comme Fils de Dieu, comme unique Sauveur, jusqu’à « l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ» (Eph 4, 13). Car nous communions au Christ crucifié, mort et ressuscité, le fruit sans prix de la Croix, le Nouvel Arbre de Vie, qui s’avère être l’Echelle qui nous mène de la terre au Ciel, que le patriarche Jacques a vue en rêve (Genèse 28, 12).

Sur la Croix, le Christ nous apprend à renoncer à notre volonté propre afin d’accomplir la Volonté du Père céleste.

Sur la Croix, portant la couronne d’épines – le fruit de la terre maudite après la chute d’Adam (Genèse 3, 18) – le Christ apporte le pardon au monde entier et arrache l’épine de la haine et de l’impuissance à pardonner, qui a poussé dans le monde après le péché des ancêtres, et Il lève la première malédiction. (Luc 23, 34)

Sur la Croix, le Christ boit le fiel amer mêlé de vinaigre, signe de l’amertume du péché pour l’âme, péché qu’Il prend sur Lui et dont il nous purifie. (Jn 19, 29)

De la Croix devenue sanctuaire divin, le Christ nous rend la Vie, jaillie de Son flanc, comme jadis à Eve du flanc de l’ancien Adam, nous abreuvant à la source donatrice de vie, après nous avoir d’abord lavés dans l’eau du baptême, et Il fait de nous des fils du Père céleste. De Son flanc, comme jadis Eve d’Adam, naît l’Eglise, dans laquelle nous renaissons à la vie éternelle.

Sur la Croix – nous dit le Seigneur à travers le bon larron – le repentir nous ouvre aujourd’hui les portes du paradis et de la miséricorde de Dieu (Luc 23, 42-43).

Pendant que le Christ est encore sur la Croix, toute la création, visible et invisible, céleste et terrestre, frémit devant les injustes souffrances et devant la mort de Celui qui est totale Bonté, mais aussi devant le mystère du salut qui s’accomplit en ce moment. Le soleil s’assombrit en glorifiant Celui qui est la vraie « Lumière du monde » (Jn 8, 12), la terre trembla, les rochers se fendirent, le voile du temple se déchira en deux, les sépulcres s’ouvrirent et plusieurs morts ressuscitèrent, et tout cria sans voix, avec le centurion: « Assurément, Cet Homme était Fils de Dieu. » (Matt 27, 51) et encore, tout confesse que le Crucifié est le « Rocher spirituel » auquel tous ont bu dans le désert (I Cor, 10,4) et la « pierre angulaire…», «... qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient... », « choisie, précieuse, et celui qui croit en elle ne sera point confondus » (I Pierre, 2, 6).

Mais voici que le soir tombe, que le Soleil de justice s’est couché, et le Malin croyait avoir vaincu le Créateur de tous, Celui qui n’a pas de commencement ; le voyant couché dans le tombeau, il croyait que notre corruption serait aussi la Sienne et qu’il pourrait, lui le Malin, nourrir son orgueil infini de la victoire sur Lui. Mais la corruption et la mort cherchaient en vain en Lui les traces du péché pour s’en nourrir ! car « … le prince du monde vient; il n’a rien en Moi» (Jn 14,30) dit le Sauveur. Et ne trouvant point de trace du péché, rien dont elles puissent se nourrir en Lui, la Mort et la corruption se font pour elles-mêmes mort et corruption.

Après le Samedi Saint, où en vérité Dieu s’est reposé de Ses œuvres, voici que le tombeau se montre vide. Il a été vidé de la mort par Celui qui remplit tout et Que la mort n’a pu retenir. Le Christ est ressuscité en brisant les portes de l’enfer et vient en vainqueur vers chacun d’entre nous. Nous aussi, ouvrons-Lui les portes de notre âme, « qu’Il entre, Lui le Roi de gloire », le Ressuscité.

Le Christ est le « Dieu fort, puissant, le Dieu fort dans le combat» vu dans les Psaumes (Ps 24,7-10), le vainqueur de l’enfer et de la mort pour notre salut. Mais Il ne peut pénétrer dans notre cœur, Il ne peut nous partager sa Résurrection que si nous choisissons aussi librement de Le recevoir et de L’aimer comme Il nous a aimés, en suivant la voie du salut que Lui-même nous propose – l’amour (Jn 15,12-17).

Chers fidèles,

Nous faisons à présent partie de la grande Communauté des pays d’Europe. En tant que chrétiens orthodoxes, Dieu nous appelle à rendre le témoignage de la vraie foi autour de nous, dans les différents pays où nous vivons. Soyons convaincus de notre identité, qui est la foi chrétienne orthodoxe. C’est un grand défi pour nous de rendre témoignage de notre foi dans le monde actuel, sans mépriser les autres, sans les juger, à commencer par la famille et les proches. C’est pourquoi c’est un devoir pour nous d’enseigner aux enfants de nos paroisses, en tant que membres de l’Eglise, comment croire. Et je vous prie de les amener aussi bien à l’église qu’à l’école paroissiale. C’est ici qu’ils pourront comprendre petit à petit leur foi et leur identité chrétienne.

Nous organisons à nouveau cette année les camps près du Monastère de Tismana pour les enfants et les adolescents de 7 à 17 ans. Votre prêtre fera, le moment venu, les annonces nécessaires pour ceux qui le souhaitent. Il s’agit de camps dans lesquels des enfants des différents pays de l’Europe pourront vivre quelques semaines ensemble, en essayant de connaître les racines de leur foi.

Chers fidèles,

Je prie le Christ, notre Seigneur, Celui qui est ressuscité des morts, d’affermir votre foi, en vous donnant toute la force et la sagesse dans votre vie de tous les jours et dans les épreuves que traversent sans doute beaucoup d’entre vous. Qu’il protège vos familles et ceux qui vous sont chers et qu’il bénisse l’œuvre de vos mains.

Je rends grâce à Dieu et je me réjouis de vous servir, avec Son Excellence l’évêque Silouane qui est en Italie et avec Son Excellence l’évêque Marc, aussi bien que tous les prêtres de notre Métropole, et tous ensemble nous prions le Seigneur de vous bénir tous les jours de votre vie.

LE CHRIST EST RESSUSCITE !

L e M é t r o p o l i t e J o s e p h

Paris, Saintes Pâques 2007

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