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jeudi 31 août 2006

Pèlerinage de Nepsis en Roumanie, août 2006 - photos, paraklisis

Pèlerinage de Nepsis en Roumanie, août 2006 - photos, paraklisis à la Vierge Marie

Une trentaine de jeunes ont participé, du 7 au 21 août 2006, à une pélerinage en Roumanie organisé par l'association Nepsis (depuis 6 ans maintenant).

Les jeunes, orthodoxes, en majorité français (mais aussi de Roumanie, d'Angleterre, d'Espagne, d'Hongrie et de la République de Macédoine) ont visité d'abord Bucarest - églises et monastères, le Musée du Paysan etc.), puis sont passé en Transylvanie par la Vallée de Prahova. En Transylvanie ont séjourné trois jours dans le Monastère de Izvorul Muresului (en Covasna-Harghita, region avec une majorité hongroise). Ils traversé ensuite les Carpates par les Gorges de Bicaz pour visiter les monastères de Moldavie: Secu (Sékou), Sihastria, Sihla, Petru Voda, Neamt, Varatec, Agapia; puis les monastères avec des fresques extérieures de la Bucovina (Boukovine - nord de la Moldavie): Râsca, Dragomirna, Varonet, Sucevita et Putna.

Mgr Marc Alric et le père Iulian Nistea ont accompagné le groupe.

Plus de 1500 photos du pèlerinage se trouvent dans la galerie d'images de ce blog, en ordre chronologique (n'hésitez pas de mettre des commentaires!).

Le fichier audio ci-dessous est l'office du paraklisis à la Mère de Dieu, chanté par les jeunes (en plusieures langues) dans une chapelle du monastère de Izvorul Mures.

Fichier audio Cliquez ici

Longueur: 47 499 640 -- Auteur: Nepsis, 10 Août 2006

Les monastères de Dragomirna, Neamts et Sékou sont les trois principeaux lieux monastique du saint staretz Païssy Velitchkovsky, qui a tellement marqué le monachisme roumain et slave à partir de la fin du XVIIIème siècle (lui et ses moines ont nottement traduit la Philocalie en roumain et slavon) - voir le synaxaire de père Macaire de Simonos Petras.

p.iulian
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mardi 29 août 2006

29 août - Décollation du Saint et glorieux Prophète et Précurseur Jean Baptiste

Le 29 août, nous commémorons la Décollation du Saint et glorieux Prophète et Précurseur Jean Baptiste1

Saint Jean BaptisteSaint Jean, le Précurseur et Baptiste du Seigneur, a reçu du Christ lui-même le témoignage qu'il était le plus grand de tous les hommes nés de la femme et le premier parmi les Prophètes. Alors qu'il était encore dans le sein de sa mère, il tressaillit de joie à l'approche du Messie que portait en elle la Toute-Sainte Mère de Dieu. Dès qu'il eut atteint l'âge adulte, lui "dont le monde n'était pas digne" (cf. Hébreux 11:38), se retira au désert, couvert d'un vêtement de poil de chameau et ceint d'une ceinture de cuir, signifiant la maîtrise de tous les élans de la chair. Ayant retrouvé, tel un nouvel Adam, l'état harmonieux de notre nature créée pour être tournée vers Dieu seul, il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage, et vaquait à la contemplation l'esprit non troublé par les soucis de ce monde. L'an quinze du principat de Tibère César (an 29), Jean, ayant entendu la Parole de Dieu dans le désert, se rendit dans la région du Jourdain, pour prêcher le repentir aux foules qui venaient à lui, attirées par sa vie angélique. Il les baptisait dans les eaux du Jourdain en signe de purification de leurs péchés, et pour les préparer à recevoir le Sauveur il les engageait à produire de dignes fruits de repentir, plutôt qu'à se vanter d'être fils d'Abraham. Et il disait, en reprenant les paroles du Prophète Isaïe: « Voix de celui qui crie dans le désert. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits Ses sentiers; tout ravin sera comblé et toute montagne ou colline sera abaissée ( ... ) et toute chair verra le salut de Dieu » (Is. 40:3-5). Comme le peuple se demandait s'il n'était pas le Sauveur attendu depuis des générations, Jean leur dit: « Pour moi je vous baptise avec de l'eau, mais vient plus grand que moi, Lui vous baptisera dans le feu et dans l'Esprit Saint. » Sa pureté et son amour de la virginité étaient tels qu'il fut jugé digne, non seulement de voir le Sauveur, dont il avait été institué le Précurseur, mais encore de Le baptiser dans le Jourdain et d'être le témoin de la révélation de la Sainte Trinité.

Saint Jean méditait sans cesse la Parole de Dieu et considérait toute chose de ce monde comme secondaire au regard de l'observation de la Loi divine, dont sa vie était la parfaite réalisation. C'est pourquoi il ne craignait pas d'adresser de violents reproches à Hérode Antipas [2], le tétrarque de Galilée, homme impudique et débauché qui, contrairement à la Loi, avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe alors que ce dernier était encore en vie [3] et avait eu d'elle une fille, Salomé [4]. Se faisant l'interprète de la conscience endurcie du pécheur, le Prophète lui disait au nom de Dieu: « Il ne t'est pas permis d'avoir pour épouse la femme de ton frère. » C'est pourquoi Hérodiade nourrissait une rancune tenace contre Jean et voulait le tuer; elle en était cependant empêchée par Hérode qui le protégeait, comme homme juste et saint, mais surtout par crainte du peuple qui l'honorait comme un envoyé de Dieu. Finalement la perfide Hérodiade parvint à ses fins et obtint de faire emprisonner le Prophète dans la forteresse de Machéronte. Quand vint l'anniversaire de la naissance du roi, à l'approche de la Pâque [5], celui-ci convia les notables de son royaume à un grand festin, pendant lequel tous se livrèrent à la goinfrerie et à l'ivresse. Salomé dansa voluptueusement devant les convives de ce banquet de la vaine gloire, et elle plut au regard lubrique de son père qui s'engagea par serment à lui donner en récompense tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. Sur le conseil de sa mère, la jeune fille demanda qu'on lui apporte séance tenante la tête de Jean Baptiste sur un plateau. Le roi se trouva embarrassé, mais à cause de son serment, et pour ne pas perdre la face devant ses convives, il se résolut à faire périr le Juste. La sentence fut aussitôt exécutée, un soldat alla décapiter Saint Jean dans sa prison et rapporta bientôt dans la salle, sur un plat, son précieux chef encore sanglant, qui adressait un reproche silencieux à la faiblesse criminelle du roi. Salomé présenta ce trophée à sa mère, semblant lui dire: « Mange, ô ma mère, la chair de celui qui a vécu comme un incorporel, et bois son sang. Cette langue qui ne cessait de nous adresser des reproches se taira désormais à jamais. » [6]

Les disciples du Saint vinrent prendre son corps et allèrent l'enterrer à Sébaste, puis ils allèrent en informer Jésus. Ce n'est que bien plus tard que les Reliques du Saint Précurseur furent retrouvées par miracle, afin de répandre la grâce sur les fidèles qui les vénèrent [7].

Cet acte sanglant semble avoir été permis par Dieu, afin qu'après avoir été le Précurseur du Christ sur la terre, Saint Jean Baptiste le fût aussi dans le royaume des morts et aille annoncer aux justes morts dans l'espérance de la Rédemption, l'arrivée prochaine du Messie qui devait briser par la Croix les portes et les verrous des enfers.

Jean BaptistePar sa vie comme par sa mort, le Précurseur reste aussi pour tous les Chrétiens un Prophète et maître de vie spirituelle. Par sa conduite irrépréhensible, il leur apprend à lutter jusqu'à la mort contre le péché, non seulement pour le respect de la justice et l'observance de la Loi de Dieu, mais aussi pour progresser dans la vertu et la pureté du coeur. Toute conscience affinée par la méditation de la Loi de Dieu est donc semblable au Précurseur, et elle fraie en l'âme repentante les "voies du Seigneur", afin de lui donner la connaissance du Salut (cf. Luc 1:76) [8].

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1. Bien que la commémoraison de la mort des Saints soit une occasion de joie, on a coutume aujourd'hui d'observer le jeûne, et l'office de la fête souligne l'iniquité de l'acte d'Hérode. Cf. Mat. 14:1-12; Marc 6:17-29; Luc 3:19-20.
2. Fils d'Hérode le Grand, il fut tétrarque de Galilée et de Pérée de l'an 4 av. J.-C. à 39 ap. J.-C.
3. Ce Philippe n'était pas le tétrarque d'Iturée et de Trachonitide mentionné par l'Evangile (Luc 3:1), mais un autre fils d'Hérode le Grand, demi-frère d'Hérode Antipas.
4. Son nom n'est pas mentionné dans l'Évangile, mais a été transmis par l'historien Flavius Josèphe: Antiquités judaïques, 18, 5, 2-4.
5. La fête de la Décollation du Précurseur a été fixée aujourd'hui en mémoire de la dédicace d'une église érigée pour abriter ses Reliques à Sébaste (Samarie), au temps de Sts Constantin et Hélène.
6. St Jérôme raconte qu'Hérodiade s'acharna sur la tête de sa victime en lui perçant la langue avec son stylet.
7. On commémore trois inventions du chef du Précurseur: la première et la seconde le 24 février, et la troisième le 25 mai. Quant au reste de ses Reliques, elles furent brûlées sous Julien l'Apostat, mais quelques fragments purent être soustraits au feu et furent remis à St Athanase d'Alexandrie, et de là se répandirent dans le monde chrétien. La partie faciale du chef du Précurseur, dérobée lors du pillage de Constantinople par les Croisés en 1204 dans le Monastère Saint-Georges des Manganes, qui est aujourd'hui conservée dans le trésor de la cathédrale d'Amiens, semble bien être authentique, mais tel n'est pas le cas de nombreuses autres reliques présumées qu'on trouve répandues en Occident. En Grèce, on trouve un certain nombre de ses reliques, notamment sa main droite qui est vénérée au Monastère de Dionysiou au Mont Athos (tandis qu'une autre main est conservée à Topkapi, l'ancien palais des sultans à Constantinople).
8. Cf. Saint Grégoire Palamas, Homélie sur la Décollation de S. Jean Baptiste (PG 151, 496 Sv.).

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Source: Macaire, hieromoine de Simonos-Petras, Le Synaxaire. Vies des Saints de l'Eglise Orthodoxe, Thessalonique: ΤΟ ΠΕΡΙΒΟΛΙ ΤΗΣ ΠΑΝΑΓΙΑΣ - sur le net (et en roumain)

vendredi 25 août 2006

Dimanche 27 août 2006, 11ème après la Pentecôte

Dimanche 27 août 2006, 11ème après la Pentecôte

Tropaire de la Résurrection (ton 2)

Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, l'enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !

Tropaire(s) et kondakion(a) de l’église.

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit ...

Kondakion de la Résurrection (ton 2)

Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, l'enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie, Adam s'unit à l'allégresse ; et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !

Et maintenant et toujours ...

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samedi 19 août 2006

Dimanche 20 août 2006, 10ème après la Pentecôte ; Après-fête de la Dormition et mémoire du saint prophète Samuel

Dimanche 20 août 2006, 10ème après la Pentecôte ; après-fête de la Dormition et mémoire du saint prophète Samuel

Tropaire de la Résurrection (ton 1)

Malgré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé, Tu es ressuscité le troisième jour, donnant la vie au monde, Dieu sauveur ; et du haut des cieux les anges te chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ, gloire à ta royauté, gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »

Tropaire de la Dormition en ton 1 (n. trad.)

Dans ta conception tu as gardé la virginité ; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu ! Tu vas vers la Vie, étant Mère de la Vie, et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !

Tropaire(s) et kondakion (a)de l’église. On peut ajouter ceux du Prophète Samuel

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jeudi 3 août 2006

Dimanche 6 août 2006 : glorieuse Transfiguration de notre Seigneur Jésus Christ

Dimanche 6 août 2006 : glorieuse Transfiguration de notre Seigneur Jésus Christ

Tout est de la Fête. On chante les antiennes propres :

TransfigurationAntienne 1

Grand est le Seigneur et louable hautement, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Tu maintiens les montagnes par ta force ; Tu te ceins de puissance. Refrain.
Tu te revêts de splendeur et de majesté ; Tu te drapes de lumière comme d’un manteau. Refrain.
Que les montagnes crient de joie à la Face du Seigneur, car Il vient juger la terre ! Refrain.
Gloire… et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Refrain

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L'archimandrite Elisée, higoumène du monastère de Simonos-Petras au Mont Athos : intervention

L'archimandrite Elisée, higoumène du monastère de Simonos-Petras au Mont Athos : intervention à l’institut Saint Serge le jeudi 15 juin 2006

Je vous remercie pour votre réception. Comme vous l'avez dit, c'est une visite surprise, mais pour le salut on a besoin de temps.

Et comme nous n'avons pas le temps de vous parlez du salut, nous allons nous contenter d'une simple salutation.

Je voudrais d'abord vous exprimer ma grande joie et ma réelle émotion de me trouver d'une manière si simple parmi vous dans cette petite assemblée.

Nous ne l’avions pas programmé, c’est au dernier moment que père Macaire y a pensé : « et puisqu’on va passer à Paris, on ne va pas passer à Saint Serge ? »

On était passés en 1990, avec le père Emilianos, et je garde encore le souvenir de cette visite, de votre si belle église, et de l’émotion que j’avais ressentie pendant l’office - c’était des vêpres, ou un office de commémoration - et je me souviens de cette rencontre que nous avions eue avec le père Boris, ici à l’extérieur. Vous savez combien nous honorons et respectons le père Boris, et l’année dernière nous avions la joie de nous rencontrer à Bussy avec le père Boris.

Ça c’est le passé.

Et ce que nous constatons maintenant à cette visite, c’est que la vie continue à St Serge, et que l’Institut St Serge reste vivant, comme il a commencé, de manière simple, avec des difficultés, mais avec humilité, et c’est pourquoi il a avec lui la durée.

Tout ce qui démarre de manière démonstrative, n’a pas beaucoup de durée et c’est pour ça que je suis convaincu que St-Serge continuera son existence et que malgré les difficultés, au sein des difficultés, vont se trouver des moyens de renouveler l’institut, et surtout les personnes, afin de pouvoir continuer ce témoignage liturgique et théologique.

Et c’est de le constater aujourd’hui de nos propres yeux qui nous procure une grande joie.

Et je me souviens de la dernière visite du père Job au mon Athos, lorsqu’il était diacre ; nous nous étions rencontrés à Simonos-Petras, nous avions parlé, et moi, je pensais qu’il allait devenir moine, quelque part, mais finalement St Serge l’a accaparé, et ça nous réjouit.

Ce qui est important c’est cette notion de durée. Et en ayant cette expérience que nous avons de la Sainte Montagne - son histoire n’est pas seulement une histoire de miracles, n’est pas seulement une histoire avec des périodes d’épanouissement, mais aussi avec des périodes de déclin, des périodes de chute et des relevées, afin que la protection de Dieu, la protection de la Mère de Dieu soit justifiées. Car Dieu est le début et la fin de notre vie, et qui, au sein de notre faiblesse, nous renouvelle. Et c’est ce message que je voudrais vous transmettre de la Sainte Montagne, l’assurance de la bénédiction de la Mère de Dieu, qui protège son jardin, et qui ne l’a pas abandonné au cours des siècles.

La Sainte Montagne, comme vous le savez a passé de nombreuses difficultés, et je pense que lorsque le père Boris était venu faire des recherches au mont Athos sur St Grégoire Palamas, en 1950, ce n’était pas une situation facile. En 1950, tout le monde à cette époque-là était prêt à célébrer l’enterrement du mont Athos. Il n’y a pas eu d’enterrement mais une résurrection. Et cette résurrection, tous ces moines qui se sont réunis depuis, ce renouveau de la Sainte Montagne, cette restauration de tous les monastères, c’est simplement l’aspect extérieur.

C’est des choses qui arrivent, et les monastères vont de nouveau vieillir, et nous nous allons partir de cette vie. Mais ce qui reste, c’est le parfum de la prière des pères. Et c’est ce parfum qui se transmet de génération en génération.

Lorsque nous sommes arrivés au Mont Athos, nous étions jeunes et dans cet enthousiasme de jeunesse, nous pensions que nous allions révolutionner le Mont Athos et tout renouveler. Et après 30 ans, qu’est-ce qui apparaît ? Devant toutes ces activités que nous avons déployé depuis 30 ans, ce qui apparaît c’est notre faiblesse. Et ce que nous constatons, c’est notre faiblesse. Où sont cette force et cet enthousiasme ? Et lorsque nous comprenons que nous sommes faibles et pécheurs, c’est alors que nous nous tournons vers Dieu, et que commence le salut. C’est alors que nous commençons à comprendre comment le Christ est vraiment sauveur, et comprendre que le Christ est mon sauveur. Comment peut-on comprendre ? - il faut que la personne puisse comprendre d’expérience sa faiblesse. Et même à travers ses combats, ses combats ascétiques, sa prière, son service de la communauté, tout ce qu’il a pu faire, et tout ça c’est comme un papier qu’on va déchirer, pour se présenter nu devant Dieu en disant je ne suis rien. Et c’est alors que Dieu pourra visiter l’homme.

Et c’est alors que le moine pourra comprendre quotidiennement, lorsque son âme pourra se tourner humblement vers Dieu, et son cœur se tourner vers Dieu, et il comprendra que cette prière qu’il répète « Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi !  » ou « Très sainte Mère de Dieu, sauve-moi !  » ou « Gloire à Toi, ô Dieu !  » ou toute autre forme de prière qu’il peut répéter, et comprendre que cette présence du Christ est une présence personnelle qui rentre en son cœur. Et plus il sentira cette présence en son cœur, et ça deviendra pour lui une habitude, ça deviendra un évènement permanent dans son existence, et la personne commencera à comprendre, que tout ce qui passe dans cette terre est corruptible, et qu’apparaît devant lui la joie de l’éternité.

Cet élément, c’est ce qui le garde dans l’existence, c’est cet élément qui lui donne les fruits du Saint-Esprit, cette joie, qu’il comprend intérieurement, et cette foi, lorsqu’on dit que « si l’on croit tout peut arriver ».

Comme nous venons de discuter avec le père Job, si nous croyons en l’intervention de Dieu, Dieu intervient dans des évènements, même des événements matériels.

Lorsque nous sommes prêts à collaborer à cette œuvre de Dieu, qui n’est autre qu’un seul événement, ce que nous vivons ces jours-ci, de garder vivante, dans notre vie quotidienne la présence du Saint-Eprit.

Et cette foi dans l’institution de l’Eglise et dans la vie des hommes, et c’est avec ces quelques paroles, et ce que je voudrais vous souhaiter, c’est de continuer dans cet esprit, cette vie de l’institut.

C’est très important que cet enseignement théologique soit lié à la vie liturgique - une chose qui n’existe pas en Grèce dans nos facultés de théologie. Parce que là où il n’y a pas de culte, il ne peut pas y avoir de vie spirituelle. Il ne peut pas y avoir de vie commune, il n’y a pas de révélation divine. C’est seulement dans le culte divin que l’on trouvera la révélation divine.

Car Dieu a des manières régulières d’intervenir et de se manifester, et pour nous dans notre monastère, nous savons que Dieu se révèle dans le culte divin, dans la cellule du moine, quand il est seul, et dans notre relation fraternelle.

Et Dieu se révèle en permanence dans notre vie quotidienne par ces trois aspects. Indépendamment de tout effort individuel de trouver Dieu, c’est dans ces formes institutionnelles de l’Eglise que l’on trouve la révélation divine.

C’est pourquoi, malgré votre présence en plein Paris, ce lieu est un lieu où Dieu peut se révéler, lorsqu’Il trouve l’homme réceptif. Même s’il se trouve dans un coin de la chapelle, ou dans la salle de classe, ou dans le travail, Dieu peut le visiter, parce que le Saint-Esprit est libre de se manifester dès lors qu’il se trouve réceptif, sans même que nous le comprenions ; il suffit que nous ayons cette attitude humble devant Dieu, de réceptivité et de recherche quotidienne de Dieu.

Et comment trouver Dieu quotidiennement ? Et c’est cela que nous vous souhaitons, que nous recherchons avec zèle, que ça soit un désir commun de nous tous, une recherche commune, que Dieu vienne nous visiter, que le Saint-Esprit vienne se révéler à nous.

[fin de l'intervention - le fichier audio en podcast dans un billet précèdent]

Problèmes techniques

Après un mois de problèmes techniques avec le blog, me voila de nouveau en ligne et actif (même si de petits soucis persistent)... Merci de votre patience. En Christ, p.iulian
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