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dimanche 21 mai 2006

Dimanche 21 mai 2006 : dimanche de la Samaritaine, Mi-pentecôte, et mémoire des Saints empereurs, couronnés par Dieu et Egaux-aux-Apôtres, Constantin le Grand et sa mère Hélène

Dimanche 21 mai 2006 : dimanche de la Samaritaine, Mi-pentecôte, et mémoire des Saints empereurs, couronnés par Dieu et Egaux-aux-Apôtres, Constantin le Grand et sa mère Hélène

Après la bénédiction initiale, le tropaire de la Résurrection : Christ est ressuscité des morts ! Par la mort Il a vaincu la mort ! A ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie ! (3 fois en tout, par le prêtre, par le chœur et le Peuple)

Antienne 1, ton 2

Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre ! Chantez à la gloire de son Nom ! Rendez-lui honneur et louange !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !

Dites à Dieu : Que tes œuvres sont admirables ! Si grande est ta puissance que tes ennemis te glorifient ! Refrain.

Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi ! Qu’elle chante pour ton Nom, Dieu très haut ! Refrain.

Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Antienne 2 (ton 2)

Que Dieu nous prenne en pitié et qu’Il nous bénisse ! Qu’il fasse luire sur nous la lumière de sa face, et qu’Il ait pitié de nous !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !

Sur la terre on connaîtra tes voies, parmi toutes les nations ton salut. Refrain.

Que les peuples te rendent grâce, Seigneur ! Que tous les peuples te rendent grâce ! Refrain.

Que vous bénisse notre Dieu ! Que le craignent tous les confins de l’univers ! Refrain.

Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3

Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ! Que ses adversaires fuient devant sa face !
Refrain : Christ est ressuscité des morts…

Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! Refrain

Voici le jour que le Seigneur a fait : soyons dans la joie et l’allégresse ! Refrain

Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon de Pâques

Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Résurrection en ton 4

Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur et détournant l’ancestrale condamnation, les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres: le Christ a triomphé de la mort ! Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.

Tropaire de la Mi-pentecôte en ton 8

Au milieu de la fête, désaltère mon âme assoiffée, car à tous les hommes, Sauveur, Tu déclaras : « Qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui a soif ! » Source de Vie, ô Christ notre Dieu, gloire à toi !

Gloire…

Tropaire des Saints Constantin et Hélène en ton 8

Ayant vu dans le ciel l'image de ta Croix et comme Paul ayant reçu l'appel non des hommes, mais de toi, Seigneur, ton apôtre parmi les rois a remis la cité impériale entre tes mains; garde-la sans cesse en paix, par l'intercession de ta Mère, seul Ami des hommes.

Et maintenant…

Kondakion (ton 8)

Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, Tu as brisé la puissance de l’enfer. Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes apôtres et leur donnant la paix, Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !

Prokimenon, ton 4

Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !
Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !

V : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

Epître

Actes des apôtres 11, 19-30

En ces jours-là, les apôtres, dispersés par la persécution survenue à l’occasion de Stéphane allèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et Antioche, mais sans prêcher la Parole à d’autres qu’aux Juifs. Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène qui, venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs pour leur annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur était avec eux, et grand fut le nombre de ceux qui embrassèrent la foi et se convertirent au Seigneur. La nouvelle en vint aux oreilles de l’Eglise de Jérusalem, et l’on députa Barnabé à Antioche. Lorsqu’il arriva et qu’il vit à l’œuvre la grâce de Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ; car c’était un homme de bien, plein de foi et rempli de l’Esprit saint. Ainsi une foule considérable s’adjoignit au Seigneur. Alors Barnabé partit pour Tarse à la recherche de Saul : l’ayant trouvé, il le fit venir à Antioche. Pendant une année entière il leur fut donné de prendre part aux assemblées de l’Eglise et d’instruire une foule considérable, et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent l’appellation de chrétiens. En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un d’eux, nommé Agabus, se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à prédire qu’il y aurait une grande famine dans le monde entier ; c’est celle qui se produisit lorsque Claude fut empereur. Alors les disciples décidèrent d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée ; et ils le firent en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé et de Saul.

Alléluia (ton 4)

Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile

Jean 4, 5-42

En ce temps-là, Jésus vint dans une localité de Samarie appelée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. Il y avait là la source de Jacob, et Jésus, fatigué par la route, était assis à côté de la source ; c’était vers la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau ; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Ses disciples, en effet, étaient partis à la ville pour acheter des vivres. La Samaritaine lui di alors : « Comment, Toi qui es Judéen, me demandes-Tu à boire, à moi qui une femme samaritaine ? » (en effet, les Judéens ne fréquentent pas les Samaritains). Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et Qui est Celui qui te dit : Donne- moi à boire, c’est toi qui l’en aurait prié et Il t’aurait donné de l’eau vivante. » La femme dit à Jésus : « Seigneur, Tu n’as rien pour puiser et le puits est profond ; d’où as-Tu donc cette eau vivante ? Serais-Tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits et y a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? » Jésus reprit et lui dit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif, mais celui qui boira de l’eau que Moi Je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; mais l’eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle. » La femme dit à Jésus : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus jamais soif et n’aie plus à venir puiser ici. » Jésus lui dit : « Va appeler ton mari et reviens ici. » La femme répondit et lui dit : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as justement répondu : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que Tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c’est à Jérusalem qu’est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Judéens. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en Esprit et en vérité, car ce sont des gens qui l’adorent ainsi que recherche le Père. Dieu est Esprit et ceux qui l’adorent, c’est en Esprit et en Vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme dit à Jésus : « Je sais que le Messie va venir, celui qu’on appelle Christ ; lorsque Lui viendra, Il nous annoncera toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, Moi qui te parle. »

Là-dessus, ses disciples arrivèrent et ils s’étonnèrent de ce que Jésus parlât à une femme ; aucun cependant ne dit : « Que recherches-Tu ou de quoi parles-Tu avec elle ? » La femme laissa alors sa cruche et alla à la ville dire aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’avais fait. Ne serait-ce pas lui, le Christ ? » Les gens sortirent de la ville et vinrent vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples le priaient en disant : « Rabbi, mange ! » Mais Jésus leur dit : « Moi, J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se dirent alors entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas, vous : Encore quatre mois et la moisson va arriver ? Voici que Je vous dis : Levez les yeux et regardez ; les champs de blé sont proches de la moisson. Maintenant, celui qui moissonne va recevoir un salaire et amasser du fruit pour la Vie éternelle, afin que puissent se réjouir ensemble et le semeur et le moissonneur. Moi, Je vous ai envoyés moissonner ce pour quoi vous n’avez pas peiné ; d’autres ont peiné et c’est à vous que profite leur peine. » De nombreux Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de la parole de la femme qui avait témoigné : « Il m’a dit tout ce que j’avais fait. » Aussi, lorsqu’ils vinrent vers lui, les Samaritains le prièrent de demeurer chez eux, et Jésus demeura là deux jours. Et ils crurent, plus nombreux encore, à cause de sa parole, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; nous avons nous-mêmes entendu, et nous savons qu’Il est vraiment le Sauveur du monde, le Christ. »

Mégalynaire

L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

Koinonikon

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…»)

Tropaire  pascal au lieu de Nous avons vu … et après Gloire à toi, Christ notre Dieu…

Catéchèse

  1. Signes de l’Esprit (souffle, Jn 20, 22 ; eau, ici ; feu, Ac 2, 3) ;

  2. Dignité de la femme dans l’Eglise (la Samaritaine est « Photini », l’illuminée, Claire) ;

  3. Dieu sait tout de nous : à nous de « reconnaître » les péchés qu’Il nous révèle ;

  4. Jésus, Le Sauveur. Notre identité de chrétiens est dans la foi en lui, distincte de tout autre croyance : à notre époque, les opinions philosophiques et religieuses, et les sectes, sont légion ; gardons la vraie foi  sans nous laisser ébranler ; notre force de conviction est dans l’Esprit.

  5. « Annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus », faire connaître le Christ Sauveur : sa parole, sa sagesse, sa vie (résurrection) irradient de l’Eglise, pour le salut et la vie éternelle de tous. L’Esprit nous donne la force de montrer l’actualité du message évangélique, la beauté de la personne divine de Jésus, et l’enthousiasmante révélation de la sainte Trinité. Combien dans l’évangile de ce jour, le Seigneur se révèle miséricordieux ! La connaissance de l’amour de Dieu est proposée à tous les humains : sans prosélytisme, faisons aimer Celui qui nous aime et que nous aimons !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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Dimanche 14 mai 2006 : dimanche du Paralytique

Dimanche 14 mai 2006 : dimanche du Paralytique

Après la bénédiction initiale, le tropaire de la Résurrection : Christ est ressuscité des morts ! Par la mort Il a vaincu la mort ! A ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie ! (3 fois en tout, par le prêtre, par le chœur et le Peuple)

Antienne 1, ton 2

Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre ! Chantez à la gloire de son Nom ! Rendez-lui honneur et louange !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !

Dites à Dieu : Que tes œuvres sont admirables ! Si grande est ta puissance que tes ennemis te glorifient ! Refrain.

Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi ! Qu’elle chante pour ton Nom, Dieu très haut ! Refrain.

Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Antienne 2 (ton 2)

Que Dieu nous prenne en pitié et qu’Il nous bénisse ! Qu’il fasse luire sur nous la lumière de sa face, et qu’Il ait pitié de nous !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !

Sur la terre on connaîtra tes voies, parmi toutes les nations ton salut. Refrain.

Que les peuples te rendent grâce, Seigneur ! Que tous les peuples te rendent grâce ! Refrain.

Que vous bénisse notre Dieu ! Que le craignent tous les confins de l’univers ! Refrain.

Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3

Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ! Que ses adversaires fuient devant sa face !
Refrain : Christ est ressuscité des morts…

Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! Refrain

Voici le jour que le Seigneur a fait : soyons dans la joie et l’allégresse ! Refrain

Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon de Pâques

Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Résurrection en ton 3

Que les cieux se réjouissent ! que la terre exulte d’allégresse ! car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts ! Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, accordant au monde la grâce du salut.

Gloire…

Kondakion du Paralytique en ton 3

A mon âme tristement paralysée par mes péchés et mes transgressions, veuille, ô Christ, comme au Paralytique de jadis, en ta divine providence, accorder la guérison, afin que, délivré, je puisse te chanter: « Dieu de tendresse, gloire à ta puissance infinie ! »

Et maintenant…

Kondakion (ton 8)

Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, Tu as brisé la puissance de l’enfer. Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes apôtres et leur donnant la paix, Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !

Prokimenon, ton 3

Ps 46, 7 et 2
Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume!

V : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !

Epître

Actes des apôtres 9, 32-42

Frères, en ces jours-là, il advint que Pierre parcourait toute la contrée de Galilée et de Samarie ; il s’arrêté également chez les saints qui habitaient Lydda. Il y trouva quelqu’un appelé Enée, gisant sur un grabat depuis huit ans. Pierre lui dit : « Enée, Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus. Lève-toi, et range tes affaires ! » Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la plaine de Saron virent cela et se tournèrent vers le Seigneur. A Joppé, il y avait une certaine disciple nommée Tabitha, ce qui se traduit Dorcas. Cette femme débordait d’œuvrse de bien se signalait par ses bonnes œuvres et pratiquait la miséricorde. Or il advint, en ces jours-là, qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. On lui fit sa toilette, et on la déposa dans la chambre haute. Et, puisque Lydda n’est pas loin de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, lui dépêchèrent deux hommes, avec la prière de se rendre chez eux sans tarder. Pierre aussitôt se leva et partit avec eux ; et, dès qu’il arriva, on le fit monter à la chambre haute. Là, toutes les veuves l’entourèrent et lui montrèrent en pleurant les tuniques et les manteaux que Dorcas, lorsqu’elle était avec elles, fabriquait en leur compagnie. Pierre fit sortir tout le monde et se mit en prière, à genoux. Puis, se tournant vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle s’assit. Il lui tendit la main, la fit lever, puis, appelant les veuves et les autres fidèles, la leur présenta en vie. Cela fut connu de tout Joppé, et nombreux furent ceux qui crurent au Seigneur.

Alléluia (ton 3)

Ps 30, 2 et 3
En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance, que je ne sois pas confondu pour l’éternité !

V : Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour me sauver !

Evangile

Jean 5, 1-15 (n.trad.)

En ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y avait une fête des Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques. Sous ceux-ci une foule de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds, paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui y entrait après le bouillonnement avait alors la santé, quel que fût son mal. Il était là quelqu’un de malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu, et sachant qu’il y avait déjà longtemps, lui dit : « Veux-tu avoir la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine lorsque l’eau s’agite et quand moi j’y vais, un autre y descend avant moi et reçoit la guérison et moi je m’en vais malade. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ cette personne eut la santé : il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat. Les Judéens dirent donc à celui qui avait été soigné : « C’est sabbat et il ne t’es pas possible de porter ton grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui m’a donné la santé, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent donc : « Qui est la personne qui t’a dit : Prend et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet, avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouve dans le Temple et lui dit : « Vois, tu est devenu en bonne santé; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’advienne pire. » Cette personne partit et dit aux Judéens que c’était Jésus qui lui avait donné la santé.

Mégalynaire

L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

Koinonikon

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…»)

Catéchèse

La puissance de la Résurrection donne la vie et la santé de l’âme et du corps

  1. Certains pensent qu’il n’y a plus de miracles : faux ! Passer de la tristesse à la joie (« Réjouissez-vous ! » dit le Ressuscité), de l’incroyance à la foi (Thomas) sont des miracles. Miracles quotidiens : la réconciliation des frères en discorde, l’absolution des péchés, le baptême, la sainte eucharistie. De nombreux miracles (résurrection, guérison, conversion) sont accomplis par la prière des saints (au 20° siècle par exemple Callinique de Cernica, Jean de Kronstadt, Nectaire d’Egine, etc.). Le miracle n’est pas une magie : il est l’action créatrice et miséricordieuse du Seigneur. Dieu peut tout et Il est souverainement libre !

  2. Soit le Seigneur accorde ce qui est demandé ; soit Il exauce de façon différente, selon sa volonté souveraine (« que ta volonté soit faite ! ») ; soit Il est empêché d’agir par nos péchés : nous ne faisons pas sa volonté, comment lui demander de faire la nôtre ? Le miracle est cohérence et norme de la vie en Dieu.

  3. Vrai : le pouvoir de la Résurrection (guérir, ressusciter les morts, pardonner) appartient au Christ et à son Eglise : tout baptisé jouit de ce pouvoir en tant que membre du Corps du Christ ; d’où notre prière. Mais glorifions Dieu avant de lui présenter notre demande, ce que nous enseigne le Christ (Jean 11, 41-43). Remercier d’abord de qu’Il voudra accomplir est notre acte souverain de foi en lui !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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